6 PREFACE.
traite, pourvâ qu'elle se rendît dans un certaintems. Zénobie, ajoute ffopiscus , répondit à cetteLettre avec une fierté plus grande que l'état défisaffaires ne le lui permettait. Elle croioit par làdonner de la terreur à Aurélian. JZoicifa réponse.
Ze'nobie Reine de l’Orient,
A l’Empereur Aure'l; an.
Personne jusques ici n’a fait une demande pa-reille à la tienne. C’cst Aurelian ,1a Vertu , quidoit toutfaire dans lagucrre.Tu me commandesde me remettre entre tes mains ; comme lì tune savoìs pas que Cléopâtre aima mieux mou-rir avec le titre de Reine , que de vivre danstoute autre dignité. Nous attendons le secoursdes Perles. Les Sarrazins arment pour nous.Les Arméniens le font déclarez en notre fa-veur. Une troupe de voleurs dans la Syrie adéfait ton armée. Juge ce que tu dois atten-dre , quand toutes ces forces seront jointes.Tu rabattras de cet orgueil avec lequel, com-me maître absolu de toutes choses, tu-m’ordon-nes de me rendre.
Cette Lettre, ajoute Fbpiscus, donna encore plusde colere que de hante à Auréltan. La Pille de Pal-myre fut prise peu de jours après, & Zénobie arrê-tée , comme elle s'enfuioit chez les Perses, ffouteì'armée demandoit Ja mort. Mais Aurélian ne vou-lut pas déshonorer fa viéíoire par la mort d'unefemme. II réserva donc Zénobie pour le triomphe, &fi contenta de faire mourir ceux qui l'avoient assis-tée de leurs conseils. Entre ceux-là, continue cetHifiorien, le Philosophe L onginsut extrêmement re-gretté. II avoit été apelé auprès de cette Princesse
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