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four lui enseigner le Grec , Aurélian le fit mourir Yf°ur avoir écrit la Lettre précédente. Car bien
elle fût écrite en Langue syriaque, on le soupçon--n oit dé en être P Auteur. ìétíifiorien Z O z i m etémoigne que ce fut Zénobìe elle-méme qui P en ac-cusa. Zé noble, dit-ìl, se voïartt arrêtée, re~jetta toute sa saute sur ses Ministres, qui avoient,dit-e]le,abusé dé la faiblesse de son esprit. El-le nomma, entre autres, Longin, celui dontnous avons encore plulieurs Ecrits si utiles.Aurélian ordonna qu’òn l’envoïât au supplice.Ce grand personnage , poursuit Zofime , soufritla mort avec une constance admirable, jusquesà consoler en mourant ceux que son malheurlouchait de pitié & d’indignation.
Par là on p'eut voir que Longin n’étoit pas feu-lement un habile Rhéteur , comme Quint I-LIE n & comme Hermoge'ne ; mais unPhilosophe , digne dé être mis en parallèle avec lesS o c r A T e s & avec les Gâtons. Son Li-vre r?a rien qui démente ce que je- dis . Le ca-raéîère dé honnête homme y paraît par tout ; & sessentiment ont je ne fai quoi qui marque non feu-lement un esprit sublime , mais une ame fort éle-vée au dessus du commun. Je n'ai donc point deregret dé avoir empiété quelques-unes de mes veillesà débrouiller un fi excellent Ouvrage , que je puisdire n’avoir été entendu jusquélci que dé un très-petit nombre de Savant. Muret fut le pre-mier qui entreprit de le traduire en Latin , à lasollicitation de M A N U C E : mais il n'acheva pascet Ouvrage ; soit par ce que lés dijficultez P en re-butèrent , ou que la mort le surprit auparavant .
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