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un corps. Car d’un côté ce thoix, & del’aifftre cet amas de circonstances choisies attachentfortement l’esprit.
Ainsi, quand S a p h o veut exprimer les fu-reurs de l’Amour , elle ramasse de tous coter,les accidens qui suivent & qui accompagnenten effet cette passion. Mais , où son adresse-paroît principalement, c’est à choisir de tousces accidens ceux qui marquent davantage l’ex-cès & la violence de l’amour , & à bien lientout cela ensemble.
1 Heureux ! qui près de toi,pour toifeulesoupire)
Qui jouit du plaisir-de-t 1 entendre parler :
Qui
Chap. VIN. 1 . Heureux, <jui près de toi , &c. ] CetteOde, dont Catulle a traduit les trois premìeres strophes, Sc'que Longin nous a conservée, étoit fans doute une des plus.belles de Saplro. Mais, comme elle â passépar les mainsdes Copistes 8c des Critiques, elle a beaucoup souffert desans 8c des autres. 11 est vrai qu’eíle est très-mal conçuedans l’ancien Manuscrit du Roi: il n’y a ni distinction de.'vers, ni ponctuation, ni orthographe. Cependant, on au-ïoit peut-être mieux fait de la 1 ailler telle qu’on l’y avoiftrouvée, que de la changer entierement, comme l’on a"fait. On en a ôté presque tous les Eolismes. Ou a retran-ché, ajouté , changé , transposé: enfin on s’est donné,toutes sortes de libertez. Isaac Voflìus, qui avoit vû lesManuscrits, s’est aperçu le premier du peud’exactitudedfi'ceux qui avoient avant lui corrigé cette ïièce. Voici com-me il en parle dans ses Notes fur Catulle: Sed ipj'am nurse-Lesbiam Musai» locjUentem audiansus 5 Csijus Odam reliSam no-,bis Lsngïni btnrjïcio , tmmdatam adsinbemsti. Narn certe in hae-corrigtnda viri dotíioperamInsère, Après cela, il donnel’Ode"telle qu’il l’a rétablie. Voisins pouvoir lui-mêmes’écarter.
moins qu’il n’a fait del’ancien Manuscrit.Foui-
tnoi je croi qu’il est bon de s’en tenir le plus qu’on pourra»à l’ancien Manuscrit, qui est original par raport à tous les*auucs, comme ou lia fait voir ci-devaut. Au secte, il faut
avoue*'