DU SUBLIME. Cita?. XXVIII. IZ5
ainsi dire, souvent leur ardeur vient mal à pro-pos à s’éteindre, & ils tombent malheurcuse-ment. Et toutefois y a-t-ìl un homme dc bonsens, s%û daignât comparer tous les Ouvra-ges d’Iou ensemble au seul Oedipe de Sopho-cle? s
CHAPITRE XXVIII.
Comparaison d Hypertde C3 5 de Dc'mojîhene.
Q U e si au reste l’on doit juger du méritéd’un Ouvrage par le nombre plûtòt quepar la qualité & l’excellence de ses beau-ter ; il s’ensuivra qu’H y p e r i d e doit êtreentiercment préféré à DX m o s t h e' n E. Eneffet, t outre qu’il est plus harmonieux, il abien plus de parties d’Orateur , qu’il possèdepresque toutes en un degré éminent ; * sembla-ble
fée. A. mon avis, M. Des p réaux 8c les autres Interprète*ii’ont pas bien prîs ni le sens ai les paroles de ce Rhéteur.lêiotrxt ne signifie point ici des gens du vulgaire H- d* com -mun, comme ils ont cru, mais des gens qui íe mêlent desmêmes exercices; d* ou vient qu’H esychïvs a fort bietìimarqué fátcerxç, cT\ít£tç. Je tv&duitoiài Semblable à unìcte que i*on apèle Pentatklt 9 qui véritablement efì vaine» Pattous les antres »Athlètes dans tous les combats qrcìl entreprend ,mais qui efi au dejsns de tous ceux qui Rattachent comme lui ktinq fortes (^exercices. Ainsi ia penséede Longinest fort bel-le de dire, que si Ton doit juger du mciite par le nombredes vertus, plutôt que par leur excellence ,& que i*on com-mette Hyperide avec Démosthène, comme deux Pentathlcs squi combattent dans cinq sortes d’exercices ,lepremiei se-ra beaucoup au dessus de l’autre: au lieu que fi l’on jugeêes deux pai un seul endroit, celui ci remportera de bienloin iur le premier; comme un Athlète, qui ne fc mêleque de la course OU de la lutte, vient facilement à bout4’uu fcutathlc qui a quitte ses compagnons poui courir*