kz6 T R A I T F
ble à ces Athlètes , qui réussissent aux cinqsortes d’Exercices, & qui n’ctaat les piemiersen pas un dc ces Exercices , passent cn tousl'ordinaire & le commun. En effet, â a imi-té Démosthène en tout cç que Démosthène ade beau,excepté pourtant dans la composition.& l’arrangement des paroles. 3 II joint à celales douceurs & les grâces de L y s i a s. II faitadoucir, où il faut ^ 5 la rudesse & la simpli-cité du discours, & ne dit pas toutes les cho-ses d’un même air, comme Démosthène. IIexcelle à peindre les mœurs. Son stile a,danssa naïveté , une certaine douceur agréable 6cfleurie. II y a dans ses Ouvrages un nombreinfini de choses plaisamment dites. Sa maniè-re de rire & de se moquer est fine, & a quel-que chose de noble. Il a une facilité merveil-leuse
ou poúr lutter contre lui. C’eft tout ce que je puis dire furec passage , qui étoir assurément très- difficile, 8c qui n’avoitpeut-être point encore été entendu. M. IcFevre avoit bienvû, que c’etoit une imitation d’un passage de Platon dansle Dialogue intitulé serrai, mais il ne s’etoit pas donnéla peine de l'expî'ique». D»ciek. ,
lbid StmhMte à ces ^ ithlètct .] 11 y a ici tant de ressens-blance entre la remarque 8c la Traduction Françoise de M>Dacier 8c la mienne Latine , que j’en suis surpris. Néanmoinson trouvera, comme je m'imagine, que je meliiiscxpl'qué-en peu de mots auffi clairement que lui dans cette longueremarque. Car Longin compare Démosthène à un ^Ath’ìtc,qui se mêle feulement d’uue sorte d’exercice, 8c qui y ex-celle: mais Hypcride à un Pentathle, quisurpaslebientoUSceux qui sont de son métier, mais doit cederle prix à l’au-tre, qui dans le sien est le maître. Tolli us.
z. U joint à eeìa les douceurs & le' traces de l.s fia:. ] Pour nflíè tromper pas à ce passage, il faut savoir qu’il y a deu*sortes de grâces, les unes majestueuses 8c graves , qui fontpropres aux Poètes, 8c les autres simules, 8c semblable*aux railleries de la Comédie. Ces dernières entrent dans !a
«tem position du stile poli, que les Rhéteurs eut appels