DU SUBLIME.Chap.XXVIII. !Z7
Lisse à manier ì’ironie. Ses railleries ne fontpoint froides ni recherchées, s comme cellesde ces faux imitateurs du lìile Attique , maisvives & pressantes. II est adroit à éluder lesobjections qu’on lui fait , & à les rendre ridi-cules en les amplifiant. U a beaucoup de plai-fant ct de comique , & est tout plein de j euxà de certaines pointes d’esprit, qui frappenttoûjours où il vise. Au reste , il aslaifonnetoutes ces choses d’un tour òt d'une grâce ini-mitable. II est né pour toucher & émouvoirla pitié. II est étendu dans ses narrations fa-buleuses. Il a une flexibilité admirable pourles digressions; il se détourne, « st reprend ha-leine où il veut, comme on le peut voir dansces Fables qu'il conte de Latone, 11 a faitune Oraison funèbre , qui est écrite avec tant
de
yhafuçèv \iyai ; & c.’étoit là les Grâces deLysias, qui, aujugement de Dims d.’Halicarnajse, excelloit danscestilepoli 5 c’est pourquoi Cicéron l’appèle venuftifsmum Orato-tem *. Voici un exemple dîs grâce» de ce charmant Ora-teur. En parlant un jour contre îscHim. qui étoitamoureux d’une vieille, il aime, dit-il, une femme iontHe fi plus facile de cempter tes dents que les doigts. G'est par cet-te raison que Dk'mïtrius a mis les Grâces de Lyfiasdans le même rang que celles de Sopliron, qui faisait dei■Mimes. Dieux.
é- La rudesse tr U simplicité.'} M. Despréuux a pris ici leHlot àpihííac , comme s’il se devoir joindre avec le mot/aaaaxifíTxi : mais la mauvaise distinction l’a trompé. Li-sez donc t 11 faut adoucir & abaisser le haut ton du discoure ,quand la matière a besoin de Jìmplicité.T o l l. i u s.
5 - Comme celles de ces faux imitateurs.} Voïcz mes R.enaai-ques Latines. T o L L t u s.
6. II reprend haleine où il veut.} 11 se remet eu chemin quand’l le trône à propos, comme U fait voir dans cette digression deiatonc , qui a toutes lis btantez, de la Vol fie, Tomvsi
7. Vto
* Lr Oratore, p. i;o. No. Ed. Hamb. Jan, Gruttri %