aio V. R E’ F L E’ X I O N
Mais pour achever le Portrait de cet Hom-me , il eíl bon dc mettre aussi en cet endroitce qu’cn a écrit l’Autcur que Mr. Perrault ci-te 1c plus volontiers, c’est à lavoirElicn. C’cstnu Livre onzième de ses Histoires .diverses-Zoïle , celui qi.i a écrit contre Homère , contrePlaton , C5 5 contre plusieurs autres grans person-nages , 7 e'toit d'Amphipolis , & fut disciple dece Polycrate qui a fait un Discours en formed'accusation contre Socrate. IIfut appelés le Chiendc la Rhétorique. Vnci à peu près fa figure. Havoit une grande barbe qui lui descendott fur lementon , mais nul poil à la tête qu 1 il fe rafoitjusqu'' au cuir. Son manteau lui pendait ordinai-rement fur les genoux. 11 aimoìt à mal parler detout , & ne Je plaifoit qu'à contredire. En tinmot , il n'y eût jamais d'homme fi hargneux quece Misérable. Un très-savant homme lui aiantdemandé un jour , pourquoi il s'dcharnoit de laforte a dire du mal de tous les grands Ecrivains :C'efl , repliqua-t-il , que je voudrois bien leur enfaire , mais je n'en puis venir à bout.
Je n’aurois jamais fait, si je voulois ramas-ser ici toutes les injures qui lui ont été ditesdans l’Antiquité, où il éroit par tout connufous le nom du vif Esclave de Thrace. Onprétend que ce fut l’Envie, qui l’engagea àécrire contre Homère, & que c’est ce qui afait que tous les Envieux ont été depuis appe-lés
7 . Etait P .Amphipolh. ] Ville de Thrace.
8 Plus d*un Demi-Saveir.î. ] AI. C*** de l’AcadémieFrançoise, étant un jour chez M. Colbert, 8c entendantlouer Cicéron par M. l’Abbé Gallois, ne put l’e'couter fansrougir > Sc fe mit à contredire l’éloge que cet Abbé enfiliíoit.
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