s£o IX. RE'FLE'XION
Il dit encore sar ceíùjet cent autres basièfle 5de la môme force, exprimant en stile ram-pant & bourgeois, les mœurs des hommes decet ancien Siècle-, qu’Hésiode appèle le Siè-cle des Héros , où l'on ne connoissoit point1a mollesse & les délices ; où l’on se servoit*où l'on s’habilloit soi-mêmc, & qui se sentoitencore par la du íïècle d’or. Mr. Perraulttriomphe à nous faire voir combien cette sim-plicité est éloignée de notre mollesse & de no-tre luxe, qu’iì regarde comme un des grand*présens que Dieu ait fait aux hommes, & quifont pourtant l'origine de tous les vices, ainsique Longin le fait voir dans son dernier Cha-pitre, où il traite de la décadence des Esprits*qu’il attribue principalement à ce luxe & à cet-te mol leste.
Mr. Perrault ne fait pas réflexion, que le*Dieux & les Déesses dans les- Fables, n'eùfont pas moins agréables, quoi qu’ils n’aïentni Estafiers, ni Valets de Chambre, ni Dame*d’atour : & qu’ils aillent souvent toutnuds-'qu’ensin le luxe est venu d’Asie en Europe*& que c'est des Nations barbares qu’íl est des-cendu cher, les Nations polies , où il a toutperdu ; & où, plus dangereux fléau que la pesteni que la guerre , il a T comme dit Juvénal*vangé l’Univers vaincu, en pervertissant le®Vainqueurs
Sœvtor arrnts-
Lnxuria ificfibuit , vdlum-que ulciscitur Orbe W*
J’aurois beaucoup de choses > à dire fur cosujet: mais il faut les réserver pour un autre
endroit?'