34* DISSERTAT TON"
„ que nos conceptions & nos paroles ne sap'„ roient atteindre à la hauteur infinie de la la',, gesse de Dieu, dont les richesses ne íòntja',, mais entrées dans le cœur de l’homme, #„ qui lui font incompréhensibles ; & que quaph,, Dieu a commandé aux Prophètes de public,, ses mystères, l’un lui a remontré qu’il étoa,, incirconcis de lèvres ;l’autre lui a dit qu’il 0 e,, íàuroit parler, & tous se sont reconnus inf e ',, rieurs à la dignité de cet emploi : & cela s elJ *,, découvre asseL serrent de ceux qui croyez„ que le. Sublime de ce passitgeconsiste, encf,, que Pacte de la volonté'de Dieu nous y eu„ représenté comme une parole. Quoi que 1^,, hommes n’aïent que des idées très-basses &„ très-grossieres de ía grandeur de Dieu, leur 5 '„ expressions font pourtant encore au dessousde leurs idées. Ne pouvant s’élever jusqu’alui, iis le rabaissent juSqu’à eux, & parlefl*de lui comme d’un homme. Ils lui don lien 1
un visage, une bouche, des yeux & des oreiP'„ les, des pieds.& des mains. Ils- le font aP„ seoir, marcher &.parler. Ils lui attribuent
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les passions des hommes, la joie & le desissle repentir & la colere. Ils lui donnent j u*'qu’à.des ailes & le font voler. Est-ce-là c ost'noître la puissance de Dieu, selon fa .dignit黄 & sexprimer. de même ? Et oíera-t-on dost'nçr le nom de Sublime à un discours, qui a'vilit. infiniment,, &deshonoreson sujet ? &'fin, fi c’esl.une expression sublime, que d edjre que Dieu a.parlé-, qui est celui des Pr°'phetes: qui n’ait pû fournir mille exempté*„ pareils à celui que Longin a tiré de Moise-,, Dçs . Prophètes même ne donncat-ils pas I e
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