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Tome premier.
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farces. Il n’y eil a pas une où les honnête^gens ne puissent se plaire, où l’on ne trouvedes scenes d’une invention heureuse et d’uneimitation fidele ; s’il y en a quelques unesqui ne semblent faites que pour le peuple ,Moliere , entouré d’ennemis , avoit besoindu suffrage du peuple.

Nous ne parlerons point ici des pièces queMoliere composa pour la cour ; Moliere yréussit ; mais le génie y est resserré par lacontrainte ; il n’a plus d’ailes lorsqu’il estcommandé. Les esprits médiocres sont pluspropres à ce travail pénible : ce n’est pasqu’il n’y ait de la gloire à réussir , car il estsouvent plu s facile d’amuser un peuple qu’unhomme , et sur-tout quand cet homme estroi. .

La facilité de Moliere étoit incroyable, sespièces se succédoient rapidement. Il donnadans la même année l’Amphitrion, GeorgeGandin, l’Avare ; et ces ouvrages , mis aujour en si peu de temps, paraissent profon-dément médités. Si l’on examine en généralla fable et la conduite des pièces de Moliere,on verra que ce grand homme a rappellé lesréglés sévères qu’Aristote avoit enseignées,«t que les Latins seuls avoient suivies. Mais

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