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Tome premier.
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la carrière, et par la perfection de ses ou-vrages. Mais il est une autre maniéré de l’ap-précier , c’est de le comparer à ceux qui l’ontprécédé et suivi. Si cet homme n’a eu desmodèles que pour les surpasser, s’il n’a enque des imitateurs, on peut regarder songénie comme le terme où l’esprit humain s’é-lève par degrés , et d’où il ne peut plus quedescendre. Telle est en effet la gloire de Mo-lière ; il est monté à une place qui lui sem-bloit réservée , et cette place est encore inac-cessible. Si Moliere imite les Italiens, il lesimite en maître ; il leur a pris des scenes.qui lui appartenoient. Térence , et sur- toutPlaute , voilà les maîtres, voilà les modèlesqu’il étoit glorieux de surpasser. Térencesi précieux par la pureté de son goût, parla vérité de ses portraits , fait encore les dé-lices des gens de lettres, parcequ’en peignantle cœur humain, il approche de ce beau uni-versel qui est de tous les pays et de tous les.siècles. Plaute, en montrant plus d’inven-tion et de gaieté , fait souvent grimacer sesfigures par des traits forcés. lia fourni deux*sujets à Moliere : mais combien l’Àmphytrion.François est supérieur à celui de Plaute parla force et la vérité du comique , et par l’épi—

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