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Tome premier.
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125
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DE MOLIERE. 125

•tu as donné à ton Misanthrope le caractèreimposant de la vertu ; et Montausier , qui s’yreconnut, souhaita modestement de lui res-sembler. Combien de ridicules n’as - tu pasdéveloppés , en peignant le bourgeois quiimite le courtisan, et le courtisan qui s’a-baisse à le tromper , en faisant gémir lesDandins de l’alliance des Sottenville ! Mais,diront les censeurs du théâtre , l’effet moraln’a pas lieu, parceque les spectateurs, enriant aux dépens des dupes , se rangent duparti des frippons. Que conclura-1-on decette objection si souvent répétée? Le théâtrea cela de commun avec la scene du monde,avec l’histoire où l’on convient de puiser desleçons. Par-tout les malheureux y sont à côtédes méchants , les dupes à côté des frippons:dira-t-on qu’on est moins tenté de plaindreles uns que d’imiter les autres? dira-t-on qu’ilfaut fuir la société et fermer les livres ? Non,le théâtre est utile comme l’histoire, pourqui sait s’instruire par l’exemple, et s’éclairersoi-même en jugeant les autres. D’ailleui's,on rit de la sottise du personnage sans ap-plaudir à son malheur ; on rit d’un bour-geois assez sot pour se laisser voler par uncourtisan qui se moque de lui ; d’un paysan