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Tome premier.
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ËlOSB

pas d’un peuple qui marche vers la lumière fc’est par eux que l’on pense, c’est leur lan-gue qu’on approfondit ; les hommes habi-tent des tombeaux , ils en tirent laborieuse-ment des décombres , et chaque débris sem-ble une découverte importante. Le génievient ensuite profiter de leur travail, et s’em-parer de leur gloire. Mais leur triomphe sub-siste quelque temps à côté du sien : en ma-tière de goût, l’idolâtrie du peuple ne cesseque peu à peu. Moliere voulut établir lesdroits du génie et remettre l’érudition à saplace ; il fît les Femmes Savantes , dont letitre ne semble porter que sur les femmes,en qui la science est un ridicule ; mais onvoit par la piece , que l’auteur en vouloit à lascience même. Moliere , dans cet ouvrage ,sortit des peintures générales. En approu-vant les vues du philosophe, nous sommesloin d’applaudir à la vengeance de l’hom-me: ailleurs il avoit nommé Boursault ; iciMénage et Cotin sont désignés sans qu’onpuisse s’y méprendre.' Ménage étoit un sa-vant estimable , qui avoit plus d’une foisrendu justice à la supériorité de Moliere ;Cotin étoit aussi vain que mauvais pocte :mais s’ils ayoient calomnié l’auteur du Mi-santhrope