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Tome premier.
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DE Moliere»

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santhrope * , pourquoi les plus fortes têtesont-elles une oreille si sensible à la rumeurde l’envie? L’homme supérieur doit respecterla médiocrité modeste comme on épargne lafoiblesse de l’enfance; il ne doit que du mé-pris à la médiocrité insolente.

En rappellant l’esprit de la nation à la rai-son et au bon goût, Moliere voulut rendreun service d’un' autre genre à l’humanité. Iltenta de renverser le trône de la Médecine,de cette science qui s’appuie sur une obser-^ vation constante, et dont la destinée est den’avoir jamais qu’une marclie incertaine.Mais ses efforts furent inutiles ; s’il a corrigéles Médecins , en se moquant de leur igno-rance mal déguisée, de leur ton pédantes que,

* L’abbé Cotin et Ménage , au sortir de la pre-mière représentation du Misanthrope, allèrent son-ner le tocsin à l’hôtel de Rambouillet, disant queMoliere jouoit ouvertement le duc de Montausier,dont la vertu austere et inflexible passoit mal-à-pro-pos,dansl’esprit de quelques courtisans , pour tom-ber dans la misanthropie.Mais Moliere avoit

communiqué la piece, avant qu’elle fût jouée , àM. de Montausier. Histoire de Vacad. franc.,tome //, et Histoire du théâtre franc., tome XI.

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