i4a ' ElogeComment en auroit-il obtenu ? il ne savoitrien solliciter, il falloit lui offrir : voit-onsouvent les dispensateurs’ des grâces offrirau mérite qui ne demande pas?
Nous ne passerons point sous silence unfait assez singulier : c’est que M. de la Caillepensa être refusé quand il se présenta poufprendre les degrés de maître ès arts et de ba-chelier en théologie. On a établi des exa-mens qui seroient toujours utiles , si la fa-veur et les préjugés n’y présidoient pas quel-quefois. L’abbé de la Caille avoit répondu àtout avec distinction; mais sa franchise na-turelle heurta les opinions d’un vieux doc-teur, qui, nourri dans l’ancienne philoso-phie , avoit osé faire reparoître quelquesunes de ces questions oiseuses et ridiculesque les lumières de notre siecle ont proscri-tes. Ce jeune homme dédaignoit ces ques-tions , et le laissoit voir sant doute ; ce fut unaffront pour le vieux docteur, qui refusa lebonnet : mais les examinateurs le forcèrentde le donner. Ainsi le bonnet de docteur futrefusé à Leibnits dans la ville de Leipsig, oùil étoit né. Nous remarquons cette confor-mité comme honorable à l’abbé de la Caille.Celui-çi dit adieu à la philosophie scliolasti-
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