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de M. l’abbé de la Caille. l 5 jl’air étoit le plus pur, et le ciel le plus se-rein. Ce voyage , qui a contribué à le rendrecélébré, avoit encore plusieurs objets inté-ressants. M. cle la Caille s’étoit proposé pre-mièrement d’observer la parallaxe de Marspérigée, de Yénus en conjonction inférieure ;enfin , la parallaxe de la lune, qui est unélément important pour la théorie de cetteplanete: secondement, de déterminer avecexactitude la position du cap de Bonne-Es-pérance ; position si intéressante pour tousles vaisseaux qui doivent doubler ce cap enallant aux Indes et à la Chine. Au reste , ilest bon de remarquer que ce voyage ne futpoint une commission du gouvernement, ilen faut faire honneur à son zele seul. L’aca-démie l’approuva , le ministère s’empressade fournir les secours nécessaires mais leprojet appartient à l’abbé de la Caille ; etquand il est question d’un travail long et pé-nible , d’un voyage périlleux, sous un climatnouveau qui peut être nuisible , on doitlouer le courage qui demande à s’y exposer.Une observation que nous ne devons pas né-gliger , c’est que ce projet décele un hommequi a embrassé la science dont il s’occupe,qui connoît le terme où elle est restée, et le