DE M. L^A B B i DE LA CAILLE. 1%
gardant le zénith , toujours combattant lesommeil, et multipliant ses travaux pour lesurmonter ; car son dessein n’étoit d’abordque d’observer les, étoiles de la quatrièmegrandeur , et au-dessus ; mais leur nombren’étoit pas assez grand, et dans les inter-*valles, ses yeux s’appesantissoientpar le som-meil : il observa toutes les autres, pour êtretoujours en action. La nuit finie , à peines’est-il permis trois ou.quatre heures derepos,qu’il se releve pour prendre des hauteurs dusoleil : un autre travail succédé ; il rédige lesobservations qu’il a faites pendant la nuit.Son repas est interrompu par l’heure deshauteurs correspondantes qui le rappelle àson instrument. Enfin , la promenade, quiest le seul délassement qu’il se permette, luioffre de nouvelles recherches : il remarquales plantes, les animaux inconnus dans notreclimat, la direction des vents , les météores :dans d’autres moments il observe la tempé-rature et la pesanteur de l’air, la déclinaisonde l’aiguille aimantée ; il mesure la longueurdu pendule, et la durée des crépuscules. C’estainsi qu’il rassemble les connoissances phy«siques de ce climat, comme des pierres quiserviront peut-être un jour à fonder l’édifie©
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