de M. l’abbé de la Caille. iy5•t de l’Europe, qui le plaçoit à côté des pluscélébrés astronomes. U étoit âgé de quarante-neuf ans. Il a légué à l’académie les registresde ses observations , qui composent septvolumes in-folio . Us font foi de sa persévé-rance à observer le ciel, tandis que les Mé-moires de la même académie constatent I@grand nombre de résultats importants qu’ilen a tirés.
Six mois avant sa mort, il avoit lu, à larentrée publique de l’académie , un discourssur les progrès de l’astronomie dans le mi-lieu de ce siecle. Ce discours, d’un style con-cis et serré , présente un tableau très bienfait. M. de la Caille fait voir comment sesprogrès rapides sont dus, d’un côté à desinstruments nouveaux ou perfectionnés, etde l’autre à la sublime théorie de Newton ,qui, donnant des vues nouvelles , ouvrantune infinité de voies aux recherches astro-nomiques , enchaînant les phénomènes con-nus à ceux que cette théorie indiquoit, mitl'esprit humain en possession du vrai sys-tème du monde. M, delà Caille y développe,d’une maniéré philosophique, les causes quifirent rejeter si long-temps en France cettethéorie, et qui la firent adopter ensuite avec