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de Leibnitz,
représente aujourd’hui cette maîtresse dumonde ; il hérita de ses titres , de ses lois, ileût peut-être hérité de sa grandeur (6) , si ,comme elle , il n’eût connu qu’un intérêt etqu’un pouvoir. Du mélange monstrueux (7)des coutumes nationales et romaines naqui-rent la contradiction des lois, et l’incertitudede la justice. Leibnitz fut frappé de l’imper-fection de la jurisprudence. L’étude qu’il enavoit faite étoit à peine achevée, qu’il osoitprescrire la maniéré (8) dont cette sciencedevoit être enseignée et étudiée, qu’il don-noit le plan d’un ouvrage qui reste encore àfaire ; celui où l’on traceroit la chronologiedes lois romaines , les vicissitudes qu’ellesont éprouvées , soit dans Rome libre ou dansRome asservie , et les progrès ou la déca-dence de leur autorité chez les autres peu-ples. L’homme profond qui recherche l’ori-gine , la marche et l’esprit de la loi, n’a plusqu’un pas à faire pour devenir législateur.Aussi Leibnitz , récemment émancipé parles lois (c>), ne s’effraya-t-il point de l’idéevaste de remonter à leur source , et de puiserdans le droit naturel , dans les devoirs deshommes et des nations , le principe des rap-ports qui les enchaînent. Leibnitz embrassoit