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Tome premier.
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184
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184 Eloge

de son enfance fut de le connoître et d’enjouir. Ce trésor étoit une bibliothèque (3),espece de temple où la jeunesse incertaineconsulte les oracles du dieu qui préside auxtalents. L’orateur et le poëte éveillèrent enlui l’imagination ; il sentit qu’il seroit dominépar elle ; il sentit que, doué des talents lesplus opposés , libre de choisir entre la poé •sie ( 4 ) et les sciences, dans les sciences mêmesoù son goût l’entraînoit, l’imagination sau-roit l’inspirer. Cependant il rencontre la géo-métrie , ou la raison elle-même, qui s’y mon-tre toujours saine et invariable; saisi de res-pect à sa vue , il reconnoît le guide du sage.Bientôt il maîtrise l’imagination ; il lui dé-fend de troubler la raison qui marche devantlui, et ne se permet de suivre l’une , quequand l’autre ne peut plus le guider.

Il jette ses premiers regards sur la jurispru-dence ( 5 ), cette science malheureusementnécessaire à l’Europe civilisée , cette sciencehonorée sur-toutdans lapatriede Leibnitz, oùle Germain porte le triple joug des coutumesde sesperes, des constitutions de l’empire,et des lois de Ptome. Rome n’est plus , et lerespect de son nom survit à sa ruine pourfaire respecter ses lois. Le corps germanique