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Tome premier.
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3de Leibnitz. sigi

tra du moins que le mouvement suivoit desloix générales. Le reste de sa physique est unédifice déjapresqueécroulé. Sa métaphysiquedémontre l’existence des corps et l’immorta-lité del’ame; mais elle s’arrête àleur influencemutuelle. Descartes n’explique point com-ment l’homme agit en vertu de la pensée ; il -renvoie les bêtes à la classe des machines ,e t tranche, comme Alexandre , le nœud dela difficulté. En vain l’expérience lui montredans l’animal les passions de l’homme ; ilpublie que si l’automate peut avoir des dé-sirs , il peut avoir des pensées. Descartes ,en proscrivant les causes finales , sembleôter à la sagesse de Dieu ce qu’il donne à sapuissance. Où sont les preuves de sa sagesse ,si l’ordre et l’utilité ne sont pas le but et laraison de ses ouvrages »? C’est par ces mé-ditations que Leibnitz se prépare à entrerdans le monde intellectuel.

Il commence, comme Descartes , par éta-blir les principes qui doivent le guider. Telssont le principe de contradiction et celui dela raison suffisante (44)- L’un est la base dela géométrie, où toutes les vérités sont né-cessaires ; l’autre sert à la physique, oùtous les effets dépendent d’une cause pre-