ô2â Eloge
L’esprit l’apperçoit à l’aide des abstractions jmais l’espace ne doit son existence appa-rente qu’à celle des corps qui semblent lepénétrer. Otez ces corps, le vuide reste etl’espace s’anéantit.
L’essence de la matière est d’être étendueet impénétrable (46'j : mais la raison suffi-sante de son étendue doit se trouver dansl’existence des parties qui la composent.Que sont ces parties? Si elles sont étendues,la même question renaît. Les éléments del’étendue sont donc des êtres simples sansétendue (47). De là ils ne peuvent avoir nifigure , ni divisibilité ; ils sent inaltérables ;ce qui n’a point de parties ne peut ni se com-poser ni se dissoudre ; ils s’unissent pourformer des corps ; ils se séparent pour enformer d’autres : ainsi se produit de toutesparts le phénomène de l’étendue. Mais l’exis-tence de ces éléments suppose des qualitésqui les distinguent du néant ; le principe desindiscernables exige qu’ils different les unsdes autres, et la loi de tout être créé veutqu’ils soient soumis au changement. Cesconditions ne peuvent être remplies quepar la force et la perception dont ils sontcloués. La force active constitue l’existence