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Tome premier.
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t>E Leibnitz.. 223

<îe la monade, c’est-à-dire de l’être simple;et les perceptions , infinies en nombre et quise succèdent sans cesse , établissent les dif-férences et les changements. Ainsi Leibnitzexplique ce paradoxe, qu’il y a multitudeet succession dans l’unité de l’être simple*Non seulement la monade a la perceptionde ce qui l’entoure ( 48), mais elle est avertied’une maniéré confuse de ce qui se passeaux extrémités du monde, parceque toutest enchaîné ; l’ébranlement arrivé dans unpoint de l’espace et de la durée se propagede toutes parts à l’infini, comme l’ondula-tion de la surface de la mer s’étend jusqu’auxbornes de l’Océan. Chaque monade est doncun tableau de l’univers : mais Dieu seulpçut y lire l’état présent des choses , liécomme effet au passé , et comme cause àl’avenir. La force et les perceptions animenttout, et la vie est répandue dans la matière.Ajoutez à ces perceptions la conscience oula mémoire qui les réunit, la monade de-viendra l’ame des bêtes (4,9) , la raison ; elledeviendra l’ame humaine (5o) ; enfin la pre-science , la raison éternelle et la puissanceinfinie, et la monade sera l’unité suprême :Dieu, principe de toutes les monades éma-