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qui balança Newton, l’homme à qui elle doitses derniers progrès , et l’une de ces décou-vertes rares qui distinguent un petit nombred’hommes et de siècles privilégiés. Chacunede ces sciences pose sa couronne sur la tètede Leibnitz , et l’esprit philosophique y jointle laurier de l’universalité. A ce mot j’en-tends murmurer le vulgaire ; la voix de l’en-vie s’élève, et la médiocrité qui s’étonne,demande si des méditations partagées nesont pas affaiblies , et si, comme l’espritsuprême , l’esprit humain peut tout embras-ser. Qui, sans doute ; n’a-t-il pas le génie,cette espece de sens par lequel il apperçoitl’infini ? Qui sait ce que le génie peut faireavec l’emploi du temps? Les connoissancesdes siècles tiennent à quelques vérités géné-rales i c’est par ces vérités que le génie lessaisit et les réunit. Celui qui se borne à ungenre circonscrit lui-même ses idées ; celuiqui les a tous parcourus connoît seul lanature. Cette universalité même caractérisele philosophe, qui, de la hauteur de sespensées, comme d’un point élevé dans l’es-pace des airs, contemple la terre qui roulesous ses pieds. Dans cet amas confus deraces qui se succèdent, d’especes et d’indi-