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vidas qui se dévorent, il observe les nu an*ces qui séparent les êtres, et les rapports quiles lient ; chaque idée agrandit en lui l’idéede l’Etre suprême, et lui découvre la chaînede ses devoirs; ce grand spectacle lui mon-tre la religion dressant par-tout ses autels.Il la respecte ici, elle est l’ouvrage de Dieu :là il la conserve, elle est nécessaire à l’hom-me , dont elle est l’ouvrage. De là descen-dant aux souverains du monde , il les ré-véré quand ils sont justes ; il obéit quand ilsne sont que ses maîtres. Il interroge sonpropre cœur : il y trouve l’amour de sessemblables, les noms sacrés de pere, de filset d’époux ; voilà ce qui l’attache à son exis-tence, pendant que le vice et l’erreur sementautour de lui le dégoût de là viè : mais l’a-mour des hommes l’encourage , la dignitéde son ministère l’éleve ; il regarde les vices,les préjugés comme ses seuls eniiemis ^ etcombat les uns par. l’exemple de sa vertu,tandis qu’il accable les autres de ses lu-mières.
Tel est l’ordre des pensées du philoso-phe (58), et la peinture des moeurs de Leib-nitz. O Leibnitz ! ta vie fut celle d’un sage ;la mort ne paroît point redoutable au sage.