de Leibnitz. 247 .
dépose contre moi ; car en jetant les yeux sur l’Eu-rope , je vois par - tout le principe d’effrayer parl’exemple ; et si les châtiments different , c’est quelà ils sont justes , et qu’ici ils sont barbares. Les loisciviles pour l’ordre des successions, la solidité desactes, et la sûreté des conventions devroient-ellesêtre différentes ? A l’égard des lois qui tiennent àla forme du gouvernement, le législateur n’aurapas oublié de distinguer celles qui doivent apparte-nir à une république ou à une monarchie. Quantaux états plus ou moins despotiques , ce grand ou-vrage ne les regarde pas ; ils n’ont d’autre loi que lavolonté du prince, et ils changent de législateursen changeant de maître. Là, l’homme gouverne, etnon pas la raison; Si le projet de ramener tous lespeuples à des lois communes n’est jamais exécuté,ce n’est donc pas qu’il soit impossible, ce n’est pasque la raison ne soit par-tout la même ; c’est quelorsque les hommes s’en sont une fois et long-tempsécartés , ils tiennent à l’usage établi, comme ilstiendroient à la raison même. 11 faut une lumièrevive et durable pour les ramener. Mais pourquoine pourrions-nous pas l’espérer des siècles qui sui-vront le nôtre ? L’esprit philosophique que Leibnitza par-tout introduit, a fait des progrès rapides ; lesabus sont éclairés de toutes parts , et une réclama-tion générale s’élève. Des souverains ont dit à leurssujets: Rassemblez-vous des extrémités de mon em-pire 5 proposez les lois qui conviennent à votre bori-
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