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tend que l’empereur est le général né , le défenseur ,l’avoué de l’Eglise, principalement contre les infidè-les , et que de là lui vient le titre de Sacrée Majesté*et à l’Empire celui de Saint-Empire; et que quoiquetout cela ne soit pas de droit divin* c’est une especede système politique, formé par le consentementdes peuples, et qu’il seroit à souhaiter qui subsistâten son entier. Il en tire des conséquences avanta-geuses pour les princes d’Allemagne, qui ne tien-nent pas beaucoup plus à l’empereur que les roiseux-mêmes n’y devraient tenir ; du moins il prouvetrès fortement que leur souveraineté n’est point di'minuée par l’espece de dépendance où ils sont,ce qui est le but de tout l’ouvrage ». ( Fontenelle .)Cet ouvrage eut un grand succès , marqué par cinqéditions consécutives. En 1694 ? il soutint que letitre de grand porte-enseigne de D’Empire apparte-ïioit au duc d’Hannover. En 1706, il justifia lesdroits du roi de Prusse à la principauté de Neufcha"tel. Vie de Leibnitz.
( i5) Ernest Auguste , duc de Brunswics. Leib-nitz voyagea pendant les années 1687 , 1688, 1689,dans la Franconie , la Bavière , la Suabe, l’Autriche,et l’Italie. Les marquis de Toscane , de Ligurie etd’Est', ont la même origine que les princes de Bruns"wicK. Ces princes sortent d’Azon d’Est, marquis deToscane , qui vivoit dans l’onzieme siecle , et quiépousa Cunégonde , princesse allemande, héritièredes Guelphes. Il eut de Cunégonde un fils nommé