ti’jG Éloge
•mais aussi de la candeur de M. Newton, j’eus l'hon-nêteté de dirè , et de faire dire à mes amis, que jacroyois que M. Newton avoit eu de son chef uneinvention approchante de la mienne ». Leibnitz ditailleurs : te * Si M. Newton ne m’accorde plus cequ’il m’a accordé , pourquoi ne me sera-t-il paspermis d’en faire autant, sur-tout après les vérisi-militudes que M. Bernoulli a remarquées »? Nousavons fait voir qu’elles n’étoient pas suffisantes;mais Bernoulli dtoit un grand juge , et Leibnitz , quiétoit blessé , est excusable d’avoir été trop loin. Unami commun de Leibnitz et de Newton , l’abbéConti, entreprit en i yib de les faire expliquer l’unet l’autre. Mais cela ne servit qu’à lès aigrii davan-tage , Leibnitz persistant à contester à Newton sondroit à la priorité, et même à l’invention , et New-ton refusant à Leibnitz ce qu’il lui avoit autrefoisaccordé.
Résumons tout ceci. La prévention la plus mar-quée n’a pu trouver aucune preuve contre Leibnitz.La société royale n’a prononcé que sur le droit deNewton à la priorité. Newton même a regardé **Leibnitz comme inventeur. Leibnitz étoit assuré-ment digne de l’être. Que faut-il de plus pour justi-fier ses droits et sa bonne foi? L’envie harcelle lesgrands hommes vivants ; mais ses clameurs tom-
* Lettre il l'abbé Conti.
** Yoyez la note suivante.