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Tome premier.
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pût être mieux exécuté. C’est à y donner ses soinsque pensoit Leibnitz. Il avoit résolu, conjointementavecHéséntalerus, de le revoir d’un bout à l’autre,d’en.corriger les défauts , de suppléer les imperfec-tions , et d’en perfectionner la méthode ». Vie deLeibnitz.

(40 Leibnitz avoit appris sous Thomasius ceque valoient les philosophes anciens. Il faisoitgrand cas de Platon. « Je trouve naturel , dit-il àM. Rémond, que vous ayez goûté quelque chosedans mes pensées , après avoir pénétré dans cellesde Platon , auteur qui me revient beaucoup.... Jecrois pouvoir porter jusqu’à la démonstration desvérités qu’il n’a fait qu’avancer». Et ailleurs il ditencore : « Si quelqu’un réduisoit Platon en systè-me) il rendrait un grand service au genre humain,et l’on verrait que j’en approche un peu ».

Aristote avoit enseigné comme Leibnitz, que leprincipe de force qui anime la nature résidoit dansla matière en général. 11 concevoit chaque substancecomme revêtue d’une tendance au mouvement ,pàr laquelle il expliquoit les changements des corps.Cette substance, Ventéléckie d’Aristote , n’est pasloin de l’idée de la monade dont Leibnitz a tiré unsi grand parti.

L’idée de la monade , miroir de l’univers, etéchappé du sein de Dieu , est toute platonique.

(42) Il essaya de réconcilier la philosophie deDescartes avec celle d’Aristote , dans une lettre