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Tome premier.
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287
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de Leibnitz. 9,87

adressée à Thomasius. Il y montre les erreurs de cesdeux grands hommes, et préféré le dernier. Il osafaire réimprimer le livre de Marius Ni?:olius, De•.veris Principiis , et vera ratione philosophancficontra pseudophilosophos. Cet ouvrage, impriméen Italie en i553, étoit le premier où l’on eût eul’audace de s’élever contre Aristote.' Il avoit eu dusuccès, et étoit enfin tombé dans l’oubli. Dans lëtemps où Aristote avoit le plus d’ennemis , et où lesCartésiens triomphoient, Leibnitz osa faire repa-raître la première critique de ce philosophe , et lôvengea en donnant à ce livre une seconde vie à lafaveur du nom d’Aristote et de Leibnitz , et eitmontrant que le philosophe grec avoit eu les vérita-bles principes de la philosophie à plusieurs égards,et que le moderne Descartes les avoit empruntés délui . {V^ie de Leibnitz.)

(43) « Les Cartésiens feraient bien mieux de sedéfaire de l’esprit de secte , toujours contraire à l’a-vancement des sciences; de joindre, à la lecturedes excellents ouvrages de M. Descartes , celle dëquelques autres grands hommes anciens et moder-nes ; de ne pas'mépriser l’antiquité, oùM, Descartesa prisunebonne partie de ses meilleures pensées...;de tâcher de faire quelques pas en avant, et de nése pas contenter d’être de simples paraphrasées deleur maître. Je m’imagine que sa méthode n’étoitpas aussi parfaite qu’on tâche de le faire croire ;j’en juge par sa géométrie. C’étoit son fort sans