DE LeIBIVITZ.
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ses perceptions avenir , «mais qu’elle les sent con-fusément , et qu’il y a en chaque substance des tra-ces de tout ce qui lui est arrivé , et de tout ce quilui arrivera. Mais cette multitude infinie de percep-tions nous empêche de les distinguer .L’état
présent de chaque substance est une suite naturellede son état précédent. « L’ame, toute simple qu’elleest, a toujours un sentiment composé de plusieursperceptions à la fois ; ce qui opéré autant pour notrebut, que si elle étoit composée de pièces commeune machine ; car chaque perception précédente ade l’influence sur les suivantes , conformément àune loi d’ordre qui est dans les perceptions commedans les mouvements... Les perceptions qui se troil •vent ensemble dans une même ame, enveloppantune multitude véritablement infinie de petits senti-ments indistinguables que la suite doit développer,il ne faut point s’étonner de la variété infinie de cequi en doit résulter avec le temps. Tout cela 11’estqu’une conséquence de la nature représentative del’ame». A cola, dit Bayle , je n’ai pas beaucoup déchoses à répliquer. Je dis seulement que cette sup-position , quand elle sera bien développée , est levrai moyen de résoudre toutes les difficultés. Voilàle sentiment du plus grand métaphysicien du siecledernier. Son suffrage est l’éloge de Leibriïtz. Eneffet, si nous écartons pour un moment les sagespréventions de notre siecle sur cette métaphysique,quelle tête 11’a-t-il pas fallu pour résoudre ce pro-