de -Leibnitz.
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soit refusé , lui qui donnoit à ses monades une forceactive ; il ne lui restoit plus qu’à y joindre une ten-dance , et la force des monades devenoit la gravité.Leibnitz penserait aujourd’hui comme les savantsqui lui ont succédé : l’attraction est universelle-ment admise, elle fut long-temps combattue. Telleest la marche de l’opinion publique, d’abord con-traire, ensuite quelquefois favorable aux nouveau-tés éclatantes -, elle est semblable à un ressort quirésiste , et cede en consumant la force qui le com-prime , mais qui, en se débandant, rend à cetteforce tout ce qu’il lui a fait perdre.
(58) Il étoit encore à Vienne en 1714» lorsquela reine- Anne mourut, et que l’clecteurd’Hannoversuccéda à la couronne d’Angleterre. Leibnitz serendit à Hannover, mais il n’y trouva plus le roi,fet il n’étoit plus d’âge à le suivre. Il lui marqua sonzele plus utilement par des réponses qu’il fit à quel-ques libelles anglois, publiés contre sa majesté\Fontenelle). Depuis ce temps sa santé baissa tou-jours : il étoit sujet à la goutte , dont les attaquesdev'cnoient chaque année plus fréquentes , et qu’iltraitoit à sa maniéré, ou seulement suivant les con-seils de quelques amis étrangers en médecine. Cen’est pas Tunique savant à qui pareille conduiteait été funeste. On croit aussi qu’une tisanne queprit Leibnitz, dans un accès de goutte, par l’avis