3i4 Eloge
d’un Jésuite d’Iugolstad, et qui ne passa point/servit à avancer sa mort. Du moins les douleursnéphrétiques occasionnées, selon les apparences,par ce remede, jointes aux douleurs de la goutteremontée aux épaules , lui causèrent des convul-sions si violentes , qu’il y succomba dans l’espaced’une heure. 11'mourut à Hannover, le 14 novem-bre 1716, âgé de soixante et dix ans quatre moisonze jours ( Vie de Leibnitz'). Dans les derniersmoments qu’il put parler, il raisonnoit sur la ma-niéré dont le fameux Furstenbach avoit changé lamoitié d’un clou de fer en or \ Fontenelle ). On litdans l’Lncydopédie : « Un moment avant qued’expirer, il demanda de l’encre et du papier , ilécrivit ; mais ayant voulu lire ce qu’il avoit écritesa vue s’obscurcit, et il cessa de vivre ».
Quant à sa maniéré de vivre et à son caractère ,•nous en prendrons l’idée dans l’éloge de M. deFon-tenelle , à qui M. Eccard, ami intime de Leibnitz javoit fourni des mémoires sfirs- : nous en allonstranscrire quelques morceaux.
Leibnitz ne s’étoit point marié. Il y avoit penséà l’âge de cinquante ans, mais la personne qu’ilavoit en vue voulut avoir le temps de faire ses ré-flexions ; cela donna à Leibnitz le loisir de faireaussi les siennes, et il 11e se maria point.
Il étoit d’une forte complexion ; il n’avoit guere