bu capitaine Cook. 335
pour ml seul, tous les efforts étoientréunispour l’obtenir, tous les individus seflattoientde la partager; l’imagination adoucissoitlesmaux par l’espérance de la renommée ; etcette cliimere qui a tant produit de grandeschoses, cette vaine fumée qui séduit et en-ivre les hommes civilisés , les échauffoit en-core au sein de ces glaces australes , et lesconservoit vivants et animés dans le si-lence de ces solitudes effrayantes , et au mi-lieu du séjour de la mort.
Sans doute qu’une ardente curiosité, ledésir de servir la patrie , celui d’instruire leshommes peuvent soutenir à travers ces dan- *gers et au milieu de ces maux.
Mais lorsqu’on les a connus ., lorsqu’onn’a plus rien à apprendre, et tout à souffrir,lorsque la curiosité n’a plus d’objet, et l’i-magination plus de chimères, un long voyagen’est plus qu’un long exil. On suit Cook re-tournant une seconde et une troisième foisdans ces mers , et on déplore avec son équi-page les tristes journées de ces climats bru-meux. L’ennui compte les heures d’une jourinée presque perpétuelle. ; on s’afflige qu’unlong jour sans soleil succédé à une courtenuit sans étoiles. Quand le vaisseau passe