34» Êlogê
population d’un monde a pu passer dansl’autre. Plus loin, au-delà du détroit, Cookretrouva des plaines glacées , des isles flot-tantes , des montagnes mobiles qui le mena-çoient, et repoussoient son approche. Lenord , comme le midi, arrêta ses pas ; il ter-mina sa course au 71™'degré , et aux mê-mes barrières qu’il avoit trouvées dans l’hé-misphere austral. C’est donc en vain que l’A-mérique et l’Asie s’ouvrent pour former unpassage ; le nord y oppose l’obstacle des gla-ces unies et amoncelées. L’hiver a sur leglobe deux empires éternels : celui du nord ,plus resserré , se borne à la zone froide ; etcelui du midi, plus étendu de dix à vingtdegrés , s’avance dans la zone tempérée etmenace de plus près les pays habités. Tellessont les vérités qu’il a été donné à Cook derévéler aux hommes.
Mais s’il a vu et décrit le globe entier, s’ila marqué ce que les glaces ont envahi, et ceque la nature laisse de terre à la possessionhumaine , si ces découvertes sont grandeset utiles , les moyens 11e sont pas moins di-gnes de notre admiration. Dans toutes lesentreprises , les succès sont dus encore plusà la sagesse qu’au génie. La sagesse est de