du capitaine Cook. • 34 l
tous les moments : et à qui la sagesse est-elleplus nécessaire qu’à celui qui s’expose à desdangers renaissants et multipliés , à l’hommede mer , qui doit maîtriser tous les éléments ;les éléments, ces grandes puissances de lana-ture, que l’homme hardi déploie contre les ob-stacles , au hasard d’en être lui-même écrasé !
L’ame d’un marin se compose des quali-tés les plus estimables ; la science , le cou-rage , la prudence. Il faut qu’il ait le coup-d’œil d’un général, l’intrépidité d’un soldat,les connoissances d’un, savant ; et ces con-noissances que le citoyen tranquille acquiertet combine dans le silence de la solitude ,il faut que l’homme de mer les mette en usa-ge , tantôt dans le tumulte d’un combat ,tantôt sur un roc où le vaisseau a touché ,au moment où il est battu par la vague me-naçante , et où l’eau monte pour l’engloutir.Dans des temps plus heureux , éloigné del’ennemi , et conduit, par des vents favora-bles., le capitaine s’occupe du peuple confiéà ses soins. Maître sur son bord , il est le ma-gistrat qui établit l’ordre et maintient la paix;tous les pouvoirs lui sont confiés ; il a celuide la loi, qui punit et qui pardonne ; il a celuide la guerre , qui détermine une défense et
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