DU CAPITAINE C O 0 K.îe couvrit des vêtements de la divinité, ilreçut comme elle et des offrandes et des priè-res. Ces honneurs , auxquels on ne peut rienajouter sur la terre, sembloient annoncer lesdernieres prospérités. En effet sa fortune ,jusqu’alors constante , ail oit manquer à songénie: s’il lui fut permis de s’éloigner, empor-tant les regrets des insulaires , un orage quidésempara le vaisseau, un orage qui servoitla destinée, ramena Cook à cette isle qu’ils’efforçoit d’abandonner. Pourquoi crut-onque les dispositions des habitants étoientchangées? Pourquoi furent ils coupables ouse rendirent-ils suspects? Braves Anglois,si cependant vos yeux étoient prévenus outrompés , une erreur peut coûter bien desregrets à deux nations généreuses. Craignezla prévention, qui s’accroît et se nourrit desmaux qu’elle produit : vous voulez punir levol ; mais le malheur de la sévérité trop lé-gèrement employée est de la rendre encoreplus nécessaire. Ne déployez pas imprudem-ment l’exercice du pouvoir dans un pays li-bre ; étrangers , respectez l’habitant, le maî-tre , le souverain du sol ; sur-tout n’employezpas la force contre une multitude à qui la né-cessité peut faire connoître ses forces- Cook
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