078 Discours
.cile, M. de Tressan ressentit l’influence del’exemple. Il lit avec le même succès , tantôtdes vers pleins d’esprit et de grâce, tantôtdes discours élégants dans les différentesacadémies qui l’ont adopté ; enfin des mor-ceaux de philosophie pour l’instruction deses enfants; et 1 lorsque leur éducation futachevée, ayant reçu de leur amour et dusien une nouvelle vie, il porta tout ce quilui restoit d’existence dans l’étude et dans laculture des lettres.
Un ouvrage périodique, commencé il y aquelques années , et dont il a fait en partie lafortune, l’engagea à entreprendre les extraitsde quelques uns de nos anciens romans. Iltenta de les rajeunir, sans leur rien ôter desgrâces de leur naïveté : et cette entreprisefut heureuse, car la nature l’avoit fait ingé-nieux et fin ; mais elle lui avoit donné cettenaïveté précieuse qui sert de voile à la fi-nesse , et qui la rend plus piquante. Il usamême d’une supercherie dont il doit êtreloué, en présentant pour un 'extrait rajeuniun roman tout neuf, où il eut l’art de trom-per et le bonheur de plaire. La première par-tie de ce roman eut un succès prodigieux. Ils’agissoit d’un enfa'nt élevé dans une cavenie