tj è M. Ë a i t, t Y* 385•mains’ëst étendu, s’estélevé avec elles. Cettecroissance n’a peut-être pas de bornes: c’esttme mer qui recule ses rivages , et qui, sanscesser d’être une , s’agrandit par ses con-quêtes. L’esprit humain est aujourd'hui lasomme des idées de vingt siècles et de vingtpeuples qui se sont succédé , et, avec cetteforce acquise , il a par-tout inventé les arts ,poli le langage, multiplié les jouissances ,modifié le physique même , en rendant lessensations plus délicates. Alors le goût s’estmontré dans les productions des arts ; alorsl’éloquence , en conservant son puissant ca-ractère , a pris des mouvements plus mesu-rés et des formes plus agréables ; la poésieest devenue plus riche et plus nombreuse ,et elle a pu choisir ses expressions et sesimages.
Tous ces progrès sont votre ouvrage ,Messieurs , ce sont les bienfaits des hommesde génie qui ont été et qui sont parmi vous.Mais nous vous avons entendus, admirés ;nous avons imité vos efforts et suivi Vosprogrès ; nous avons reçu de vous la lan-gue , et vous nous avez enseigné à nous eiiservir. On a porté dans les sciences la finessede l’esprit, les grâces de l’imagination ; et
Bb