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compte qui vous est dû n’est plus que celuide ces huit départements , et les huit lieute-nants qui y président vont vous le rendre.
Ces comptes rie peuvent pas être tels qu’ilsseront un joür ; l’administration est à peine\ commencée ; les comptes ne peuvent être niplus complets ni plus étendus que l’admi-nistration. Nous dirons ce que nous avonsfait, et nous savons qu’il nous reste plus àfaire ; établir , ordonner , perfectionner, puisenfin conserver l’état des choses perfection-né ; voilà la marche que nous et nos succes-seurs devons suivre. Dans ce moment, nousen sommes encore à établir. Un jour, et sansdoute bientôt, vous aurez une administra-tion municipale solidementfondée, sagementmesurée , et dont tous les agents auront despouvoirs définis ; mais aujourd’hui votre ad-ministration n’est que provisoire; la formeen sera changée ou modifiée. Chacun de vosagents est incertain de ses pouvoirs ; il enignore souvent les limites. Les objets mêmesde l’administration ne sont pas mieux con-nus ; car, dans ce grand amas de débris oùvous reprenez les matériaux d’un nouvelédifice , ceux que vous devez choisir , ceuxqu’on doit vous confier, ne sont pas encore