4a» Discours
déterminés. Non seulement l’édifice n’est pasachevé, mais le plan n’en est pas encore en-tièrement tracé. Et cette considération meconduit au dernier objet du compte que j’aià vous rendre , Messieurs, au résultat del’expérience que j’ai acquise dans les sixniois d’une administration pénible. C’est peu, que six mois, sans doute, pour l’expérience;mais les affaires ont été si nombreuses, sicompliquées , les difficultés, les événementsont été tellement accumulés et si pressés ,que les circonstances ont multiplié les leçons:je puis donc vous dire, Messieurs , que rienn’estplus contraire au bien des affaires et à lachose publique, que l’état provisoire où nousvivons. Les pouvoirs restent confondus, par-cequ’ils ne sont pas définis. Les réformes nepeuvent pas être commencées ; les grandesdifficultés ne peuventpas être attaquées, par-cequ’il n’appartient pas à une administrationprovisoire de rien établir de définitif.
Cependant, comme il faut que les affairesmarchent, leur cours entraîne, il s’établitdes habitudes ; et, à côté des habitudes , ily a presque toujours un abus. On ne peutpas se dissimuler que des administrateursprovisoires ne peuvent et ne doivent pas en-