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RAPPORT
auprès d’elle : elle est restée tranquille surla paille qui lui servoit de lit, buvant del’eau tout le jour , et ne faisant rien autrechose. La maladie s’est développée, a passésuccessivement par ses différents périodes,et s’est terminée par une guérison com-plété (1). Mademoiselle G***, demeurantaux petites écuries du roi , portoit au seindroit deux glandes qui l’inquiétoient beau-coup ; un chirurgien lui conseilla l’usage del’eau du Peintre , comme un excellent fon-dant , lui annonçant que si ce remede neréussissoit pas dans un mois , il faudrait ex-tirper les glandes. La demoiselle, effrayée,consulta M. Sallin, qui jugea que les glandesétoient susceptibles de résolution ; M. Bou-vart, consulté ensuite, porta le même ju-gement. Avant de commencer les remedes,on lui conseilla la dissipation; quinze joursaprès , elle fut prise à l’opéra d’une touxviolente et d’une expectoration si abondante,
( i ) Cette observation détaillée a été donnée à lafaculté de médecine de Paris, dans une assembléede prima ?nensis, par M. Bourdois de la Mothe, Mé-decin de charité de saint Sulpice, qui a exactementvisité la malade tous les jours.