S U B. LE MAGNETISME. ^
ïiément rien , a-t-on dit ans commissaires ,que sur un sujet dont on s’est précédemmentemparé en lui jetant un regard. La raisonen est simple ; c’est dans les yeux que sontdéposés les traits les plus expressifs des pas-sions ; c’est là que se déploie tout ce que lecaractère a de plus imposant et de plus sé-ducteur. Les yeux doivent donc avoir ungrand pouvoir sur nous ; mais ils n’ont cepouvoir, que pareequ’ils ébranlent l'imagi-nation , et d’une maniéré ou plus ou moinsexagérée , suivant la force de cette imagina-tion. C’est donc au regard à commencer toutl’ouvrage du magnétisme ; et l’effet en est sipuissant, il a des traces si profondes , qu’unefemme, nouvellement arrivée chez M. Des- ex ? 0i ‘ ence ’
7 qui prouve
Ion , ayant rencontré , en sortant de crisecor effet ditles regards d’un de ses disciples qui la ma-"®*"gnétisoit, le fixa pendant trois quarts d’iieu-re. Elle a été long-temps poursuivie par Ceregard; elle voyoit toujours devant elle Gemême œil attaché à la regarder, et elle l’aporté constamment dans son imaginationpendant trois jours , dans le sommeil commedans la veille. On voit tout ce que peut pro-duire une imagination capable de conservergilong-temps la même impression, c’est-à-