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Tome second.
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IUR LE MAGNÉTISME. 85

Il faut que la nécessité les commande, et quel’économie les emploie. Ce besoin est mo-mentané , la secousse doit être unique : loinde la répéter, le médecin sage s’occupe desmoyens de réparer le mal nécessaire qu’ellea produit. Mais au traitement public du ma-gnétisme , les crises se répètent tous lesjours , elles sont longues, violentes ; l’étatde ces crises étant nuisible , l’habitude n’enpeut être que funeste. Comment concevoirqu’une femme dont la poitrine est attaquée,puisse , sans danger , avoir des crises d’unetoux convulsive, des expectorations forcéeset, par des efforts violents et répétés, fati-guer, peut-être déchirer le poumon, où l’ona tant de peine à porter le baume et lesadoucissements ? Comment imaginer qu’unhomme , quelle que soit sa maladie, ait be-soin, pour la guérir, de tomber dans descrises où la vue semble se perdre , où lesmembres se roidissent, où, dans des mou-vements précipités et involontaires , il sefrappe rudement la poitrine ; crises qui finis-sent par un crachement abondant de glaireset de sang? Ce sang n’est ni vicié ni corrom-pu ; ce sang sort des vaisseaux d’où il est ar-I raché par les efforts, et d’où il sort contre le

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