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Tome second.
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109
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LETTRE

'A M. LE RO I,

Lieutenant des chasses,

£ur la question si les animaux sont en.'»librement privés d’imagination.

A Paris , ce a 3 septembre 1784*

J’entends répéter de toutes parts aujour-d’hui , Monsieur, que les animaux sont pri-vés d’imagination : on en fait un principe ;c’est bien au moins une question. On ne^>eut la résoudre sans employer les remar-ques curieuses que vous avez faites sur lanature , la vie et les actions des animaux,sans être guidé par les réflexions égalementfines et profondes que vous ont fournies lesfaits des animaux que vous avez soumis àl’inspection philosophique. Yorts êtes en cegenre une autorité qu’il est naturel de con-sulter. Je 11e résoudrai point devant vous laquestion ; mais je vous soumets les idées,qu’elle m’a fait naître, et vous les jugerez.

Vous le savez , Monsieur, nous ne çon-ïioissons rien dans la nature que par compa-

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