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Tome second.
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S TT R LES ANIMAUX- 1 I 5cice , elle est exercée par la nécessité. Ceque l’on observe sur les hommes peut éclai-rer sur les animaux. La mémoire n’est pas lamême dans les différentes classes de la so-ciété. Elle est riche dans les classes où l’am-bition , le désir de la gloire, la curiosité, ontdonné à la nature des besoins nouveaux etfactices plus impérieux que les siens ; elleest pauvre-comme les hommes dans les clas-ses inférieures des journaliers qui gagnentchaque jour l’aliment dont ils se nourrissent,et pour qui le lendemain est peu de chose.Ils n’ont que le nécessaire absolu ; leur mé-moire n’est pas plus étendue que ce néces-saire borné. La même différence qui existeentre ces individus de la société humaine seretrouve dans les especes de la grande fa-mille des différents animaux. Le besoin lesmodifie, développe et étend leurs facultés.

La mémoire, considérée comme facultégénérale , est donc susceptible de nuancesqui appartiennent à l’espece et même à l’in-dividu. C’est le besoin qui la perfectionne,mais ce sont les sens qui lui fournissent sesmoyens. Plus les sensations sont fortes, plusles objets se gravent dans la mémoire. Si lessens sont exquis et capables de sensations

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