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Tome second.
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SITU. LES ANIMAUX. x3S'

en les comparant à celles qu’on obsérve clansles individus d’une même espece. J’ai dûchercher l’imagination dans les especes lesplus sensibles, les plus intelligentes, et aprèsavoir acquis les preuves ou du moins de for-tes probabilités de son existence, conclurepour tous les animaux, puisque la nature atout fait sur un même plan, par des loix gé-nérales , et ne différé jamais d’elle-mêmeque du plus au moins.

Cependant si les animaux sont suscepti-bles d’avoir de l’imagination , je suis loin depenser, Monsieur, qu’ils jouissent de cettefaculté avec une certaine étendue. Les res-semblances qu’ils ont avec l’homme naissentde leur physique qui a de grandes conformi-tés avec le nôtre. Ils ont des sens, ils sententdonc comme nous ; quelquefois même ilsont un de leurs sens supérieur au nôtre, telsque la vue de l’aigle, l’odorat du chien,l’ouie du loup , soit que la nature ait établielle-même cette différence , soit que cettedifférence naisse de l’usage qui perfectionnetoutes nos facultés. Mais si les animaux serapprochent de nous , nous ressemblent àcertains égards par le physique , nous nousélevons au-dessus d’euxnous leur comman-

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