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Tome second.
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LETTRE

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de ces touchantes affections et de ces regretsqui naissent des douces peintures que l’ima-gination offre à la sensibilité. Nous voyonsque l’imagination, comme si les animauxavoient aussi leur honneur factice , les pré-cipite , sans intérêt, au milieu des dangers ;nous voyons que les terreurs paniques et lesfantômes qu’ils ont comme créés les jettentdans l’épouvante ; enfin nous voyons queles objets s’agrandissent à leurs yeux , pren-nent une importance qu’ils n’ont pas ; que lafoiblesse leur commande , et que notre au-dace produit leur soumission. Tous ces ef-fets appartiennent à l’imagination, qui seulenous séduit, nous égare , qui est la sourcedes illusions, des faux calculs, des opinionsexagérées, et qui donne à la foiblesse cequ’elle ôte à la force.

Les animaux semblent donc avoir de l’i-magination comme de la mémoire. Cette.imagination , compagne de la sensibilité ,varie comme elle ; l’une et l’autre sont pro-portionnées à la perfection des sens -, aux fa-cultés qui en résultent, et au besoin qui faitusage de ces facultés. Si la chaîne des êtresvivants offre à cet égard des différences énor-mes, ces différences ne doivent pas étonner,

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