SUR L’HÔTBt-DItü* lb3
tel qu’il est, étoit donc insuffisant pour les198b malades qui s’y trouvoient le 12 jan-vier. Nous disons que l’pô tel-Dieu est insuf-fisant pour ce nombre médiocre, parcequ’unhôpital ne suffit pas aux malades, lorsqu’onest obligé de les coucher trois, quatre et sixdans le même lit. L’insuffisance de ]Hôtel-Dieu sera encore plus cruelle et plus évi-dente dans les temps de calamité, tels queceux de 1740 à 1742 , de 1750 à 1752, où ona vu 4000 pauvres, peut être plus, à l’Hôtel-Dieu. Comment fera t-011 pour les y recevoirlorsque ces calamités se renouvelleront? Onfera comme on a fait en 1762 , où ces 4000malades ont été reçus, traités dans le mêmeespace, qui aujourd’hui ne peut en recevoirconvenablement 1,98b : on les a couchés 4 et6 dans le même lit ; on en a couché sur lesciels de ces mêmes lits , suivant le témoi-gnage irréprochable d’un médecin del’Hôtel-Dieu, qui en a été le témoin (1). Sans doutala nécessité ne connoît point de loi ; on nepeut refuser les malades, et les laisser périrà la porte de l’hôpital ; mais les calamitéssont connues, il faut que les ressources soient
{i)M. Cochu.
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