RAPPORT
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n’a ni la force ni l’agilité nécessaire pour sesoustraire au danger. Ce nouveau motif doitdonc faire proscrire les étages élevés ; il doitles faire proscrire à l’Hôtel-Dieu actuel, plusque dans tout autre hôpital. L’Hôtel-Dieua un vice particulier et auquel on ne peutpenser sans effroi. Cet hôpital est composéde deux grands corps de bâtiments , l’un surla rive septentrionale, l’autre sur la rive mé-ridionale de la Seine. Sous le bâtiment sep-tentrional et sous les salles des malades sontplacées les buanderies , les étuves , où le feuest sans cesse employé ; et ce qui est pis en-core , ce qui devient un voisinage dangereuxet redoutable, on y a placé le magasin auxhuiles et la fabrique des chandelles ; et com-me s’il falloit que la maison entière eût sapart du danger, le magasin au bois , qui encontient six mille voies, est sous le bâtimentméridional du côté de la rue de la Bucherie.Sans doute c’est le défaut d’emplacement,c’est la nécessité qui a présidé à cette mau-vaise disposition. En 1772 , le feu qui brûlala salle du Légnt, prit dans la fabrique deschandelles ; le besoin y a fait replacer, com-me auparavant, cette fabrique. Il n’en fautpoint blâmer l’administration qui n’a pointété libre ; mais il faut conclure que l’empla-